D'Abou Bakr al-Baghdadi, on ne connaissait que deux photos, floues, et deux vidéos. Le chef de l'Etat islamique n'aimait pas les apparitions publiques. Depuis qu'il s'était proclamé «calife» du haut du minbar de la mosquée de Mossoul, en Irak, le 4 juillet 2014, il se cachait, passait de planque en planque, entre Syrie et Irak. Pas de téléphone mobile et des mesures de sécurité extrêmes quand il rencontrait ses lieutenants. Elles n'ont pas suffi, il a finalement été trahi. Dans la nuit du 26 au 27 octobre, des commandos américains l'ont débusqué dans une maison de Barisha, une bourgade du Nord-Ouest syrien. Al-Baghdadi, responsable de crimes contre l'humanité, n'a pas pu s'échapper. Acculé dans une cave, il s'est fait exploser avec deux de ses enfants. «Comme un chien et comme un lâche», dira le président américain, Donald Trump, le lendemain, lors d'une longue allocution télévisée. Les soldats américains ont emmené ce qui restait du cadavre du chef jihadiste qui a ensuite été immergé. Al-Baghdadi est mort mais son organisation demeure, du Sahel à l'Asie centrale.
26-27 octobre Al-Baghdadi, la fin du «calife» de l’Etat islamique
ParLuc Mathieu
Publié le 27/12/2019 à 17h11
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