Inscrite à l’encre indélébile, 2019 aurait dû être l’année du divorce confirmé, celle de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne. Et puis l’année 2019 a fait pschitt et s’est transformée en un long cauchemar. Par trois fois, Theresa May a tenté de faire adopter l’accord de retrait de l’UE par un Parlement britannique récalcitrant, où elle ne disposait pas de majorité. Par trois fois, elle a échoué. Et a fini par jeter l’éponge.
En juillet, Boris Johnson, qui avait déjà mené la campagne pour le «leave» en 2016, est entré en scène. Tel un bulldozer, méprisant les usages et traditions, il a suspendu le Parlement pour le museler le 28 août, avant d'être désavoué par la justice. Il a repoussé la date du Brexit après avoir juré de ne jamais le faire. Il a renégocié un accord avec l'UE, en renonçant à une des lignes rouges de Theresa May sur l'Irlande du Nord. Et puis, dans un pari grandiose, il a mené une campagne électorale sur un seul et unique slogan : «Get Brexit done» («réaliser le Brexit»). Et a gagné. Tous partis confondus, les opposants au Brexit ont récolté 54,6 % des voix. Mais c'est la formation qui gagne le plus de sièges qui rafle la mise, et le 12 décembre, le Parti conservateur de Johnson, qui souhaitait la sortie de l'UE, a obtenu 43,6 % des voix et 365 sièges sur 650. 2020 sera donc enfin l'année du Brexit (le 31 janvier exactement).




