Le 5 janvier, quand Juan Guaidó est élu président de l'Assemblée nationale vénézuélienne, seule institution à échapper à la mainmise du régime socialiste, personne n'imagine le rôle que va jouer ce député de 35 ans jusqu'alors discret. En quelques semaines, il redonne vie à une opposition anesthésiée après la réélection de Nicolás Maduro, en mai 2018. Jugeant ce mandat «usurpé», Guaidó se proclame «président par intérim». En février, il échoue à faire entrer dans le pays des camions d'aide d'urgence venus des Etats-Unis. Et ses appels aux militaires à cesser leur soutien au régime ne provoquent que quelques dizaines de désertions. Incapable de faire vaciller son adversaire, Guaidó est en outre mêlé à des affaires embarrassantes. Des photos le montrent en compagnie de membres d'un groupe paramiliaire d'extrême droite. Et fin novembre sont révélés les liens d'une dizaine de députés de son camp avec des hommes d'affaires qui s'enrichissent en commerçant avec le pouvoir. Il aborde 2020 avec une image ternie qui pourrait lui coûter ses casquettes de président de l'Assemblée, de président par intérim et de chef de file de l'opposition.
5 janvier : au Venezuela, frondeur et décadence de Juan Guaidó
Le Vénézuélien Juan Guaidó, président de l’Assemblée nationale vénézuélienne, le 13 janvier. (Photo Carlos Garcia Rawlins. Reuters)
Publié le 27/12/2019 à 17h06
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