Son nom figure avant celui de Qassem Soleimani dans les médias irakiens et les déclarations des principales forces politiques du pays, après l'assassinat spectaculaire dont il est l'autre victime principale. Abou Mahdi al-Mouhandis, s'était rendu à l'aéroport de Bagdad dans la nuit de jeudi à vendredi pour accueillir le Soleimani, dont il était le premier lieutenant en Irak depuis des décennies. Numéro 2 du Hachd al-Chaabi (la Mobilisation populaire), coalition de paramilitaires majoritairement pro-Iran qui ont mené le combat contre l'Etat islamique à partir de 2014, il est considéré comme un «héros de la victoire contre Daech» par l'ensemble des Irakiens. De son vrai nom Jamal Jaafar Mohamad Ali al-Ibrahim, l'homme qui a emprunté 19 pseudos au cours de sa vie, selon les renseignements américains, est devenu célèbre comme Abou Mehdi al-Mouhandis, «l'ingénieur» qu'était en effet ce diplômé de génie civil de l'université technologique de Bassora. Né en 1954, dans la deuxième ville au sud de l'Irak, il s'était illustré par son engagement au côté de la République islamique dès les années 80 pour s'opposer au régime de Saddam Hussein. Après le renversement de celui-ci en 2003 par l'invasion américaine, il avait resserré sa collaboration avec les Iraniens, obtenant la nationalité iranienne et devenant conseiller de Soleimani.
Abou Mahdi al-Mouhandis tué dans le raid
ParHala Kodmani
Publié le 03/01/2020 à 21h01
Pour aller plus loin :
Dans la même rubrique
Nos newsletters

Alerte Libé
Les alertes, infos et enquêtes Libé à ne pas manquer

Libé Matin
Le brief matinal idéal pour bien commencer la journée

Opinions
Les billets, éditos, tribunes ou chroniques qui font débat

Toutes nos newsletters
Actualité, politique, lifestyle... découvrez toutes nos newsletters

Les plus lus