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Chronique Le fil vert

Quand la recherche se met au vert

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Le collectif Labos 1point5 réunit plus d'un millier de chercheurs français qui militent pour rendre leurs métiers moins dommageables pour l'environnement.

Le groupe a établi une méthodologie nationale pour évaluer précisément l’impact de la recherche française sur l’environnement et le climat. (Portra/Photo Getty Images)
Publié le 20/01/2020 à 6h35

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A l'origine des données les plus alarmantes sur l'état de l'environnement et du climat, la recherche scientifique ne devrait-elle pas avoir une empreinte carbone exemplaire ? Cette question est posée par de plus en plus de chercheurs en France. Si bien que, voilà bientôt un an, un collectif appelé Labos 1point5 a été lancé pour porter ces questionnements à l'échelle nationale et tenter d'aligner le secteur, comme le nom du groupe l'indique, sur les objectifs de l'accord de Paris (limiter la hausse des températures mondiales à +1,5 °C par rapport à l'époque préindustrielle si possible).

Leurs travaux, pour l’instant discrets, permettent à la fois de faire mieux connaître au public la réalité du métier de chercheur, et ont pour visée, à moyen terme, d’entreprendre une transformation sectorielle, pouvant être imitée dans toute la société. Surtout, l’initiative ne se cantonne pas aux seuls laboratoires étudiant l’environnement. Elle est largement transdisciplinaire.

«Cette crise climatique et environnementale est avant tout une crise sociétale, explique Patrick Hennebelle, astrophysicien au Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA) à Saclay et membre du collectif. C'est pour cela que les chercheurs ont un rôle d'exemplarité à jouer. Personne n'a toutes les clés pour enrayer ces crises, tous les métiers

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