C'est le nom du «calife» aux manettes de l'Etat islamique. A l'automne, l'annonce du successeur d'Al-Baghdadi, tué fin octobre en Syrie par l'armée américaine, avait laissé perplexe : qui était donc cet Abou Ibrahim al-Hachemi al-Qourachi désigné par Daech ? Il s'agit en réalité d'Amir Mohamad Abdel Rahmane al-Maoula al-Salbi, l'un des fondateurs de l'organisation terroriste, a révélé mardi le Guardian. L'homme est connu. Sa tête est mise à prix pour 5 millions de dollars (4,5 millions d'euros) par Washington, qui l'a placé sur sa liste des terroristes les plus recherchés. Et le considérait dès cet été comme l'un des successeurs possibles d'Al-Baghdadi. Irakien, originaire de Tall Afar, Al-Salbi est turkmène, ce qui en fait l'un des rares dirigeants non arabes de l'EI. Diplômé de l'université de Mossoul, il a connu Al-Baghdadi dans la prison d'Al-Bucca en 2004, juste après l'invasion américaine de l'Irak. Considéré comme l'un des idéologues du groupe jihadiste, il a joué un rôle prédominant en tentant de justifier le massacre des Yézidis, une minorité religieuse implantée dans le nord de l'Irak, en 2014. Son organisation est aujourd'hui aux abois. Elle ne dispose plus de territoire et a perdu des milliers de combattants et la plupart de ses chefs. Mais elle reste active en Syrie et en Irak, où elle vise surtout les forces de sécurité.
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