A Hongkong, 118 cas suspects ont été traités. Un touriste chinois a été testé positif au nouveau coronavirus selon la secrétaire à la Santé, Sophia Chan. Un troisième test devrait confirmer jeudi s’il a contracté le virus. L’état de santé de cet homme de 39 ans est stable. Il est arrivé à Hongkong avec sa famille mardi soir par le train depuis Wuhan. Dans la gare, les inspecteurs ont remarqué qu’il avait de la température et l’ont emmené dans un hôpital public.
Un numéro d’appel a été mis en place pour les passagers des trains empruntés par ce voyageur. Les personnes assises à moins de deux rangées du patient seront envoyées dans des camps de quarantaine pour observation médicale, si tant est qu’elles se manifestent ou que les autorités retrouvent leur trace.
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Dans la région semi-autonome du sud de la Chine où 7,4 millions d’habitants vivent dans une densité allant jusqu’à 130 000 habitants au km², le spectre d’une épidémie ravive le traumatisme de 2003. Le Sras avait alors fait 299 morts. Les autorités hongkongaises ont donc été promptes à déployer des mesures de sécurité sitôt le premier cas du mystérieux virus annoncé par la Chine frontalière. Des conseils d’hygiène et de sécurité comme cuire la viande ou les œufs sont notifiés sur un site dédié au virus. Les Hongkongais sont aussi matraqués dans les transports en commun où les masques chirurgicaux semblent plus nombreux qu’à l’accoutumée sur le visage des passagers.
La sécurité a été renforcée aux postes de frontière terrestre, à l’arrivée du pont reliant la cité portuaire au continent, ainsi que dans le terminal maritime qui dessert Macao (où un cas vient d’être confirmé mercredi). La fréquence des contrôles aléatoires de température a été accrue. Dans la gare de West Kowloon, des thermomètres infrarouges sont utilisés à l’arrivée des deux trains quotidiens en provenance de Chine continentale et desservant Wuhan. En cas de fièvre, les passagers sont transférés dans les hôpitaux publics et placés dans l’une des 500 places d’isolement. Dans l’aéroport, l’un des plus fréquentés au monde, la nouvelle stratégie consiste à faire remplir une déclaration à tous les passagers ayant emprunté des vols directs depuis Wuhan. Ils doivent déclarer tout symptôme, laisser leur contact en cas d’un éventuel suivi. Ils s’exposent à une amende de plus de 500 euros et six mois de prison en cas de fausse déclaration.
Le cas de toute personne présentant les symptômes du virus, ayant voyagé dans la province du Hubei ou visité un hôpital de Chine continentale dans les 14 jours précédents, doit être rapporté. Devant un cas suspicieux, la procédure consiste à mener un test rapide pour détecter des pathologies. S’il s’avère négatif, les laboratoires publics mènent un essai moléculaire pour le coronavirus lié au Sras.




