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Cybersécurité

Jeff Bezos hacké, Mohammed ben Salmane soupçonné

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Deux rapporteurs spéciaux des Nations unies ont réclamé mercredi une enquête «immédiate» sur la possible implication du prince héritier saoudien dans l’espionnage du patron d’Amazon.

Le PDG d’Amazon, Jeff Bezos, en février 2012. (Photo Ted Soqui. Corbis. Getty images)
Publié le 22/01/2020 à 21h01

L’affaire, explosive, ne risque pas d’améliorer l’image du prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane («MBS»), plombée par les révélations, ces dernières années, sur la surveillance des opposants au régime, et surtout par l’assassinat en octobre 2018, dans l’enceinte du consulat saoudien d’Istanbul, du journaliste Jamal Khashoggi.

Voilà désormais le dirigeant de facto soupçonné d'avoir prêté la main, au printemps 2018, au piratage du téléphone portable de Jeff Bezos, PDG d'Amazon et propriétaire du Washington Post, journal dans lequel Khashoggi publiait des écrits très critiques vis-à-vis du régime saoudien. Et ce au moyen de l'envoi par WhatsApp d'une vidéo contenant un logiciel espion.

«Relation étroite»

Dans une déclaration rendue publique mercredi, deux rapporteurs spéciaux des Nations unies - la Française Agnès Callamard, en charge des exécutions extrajudiciaires, et l'Américain David Kaye, rapporteur sur la liberté d'opinion et d'expression - réclament «une enquête immédiate par les Etats-Unis et par les autres autorités compétentes» sur le sujet, mais aussi plus largement sur «l'implication continue, directe et personnelle» de MBS «dans des tentatives visant à cibler des opposants présumés». «Les informations que nous avons reçues suggèrent la possible implication du prince héritier dans la surveillance de M. Bezos, dans l'objectif d'influencer, voire de réduire au silence, le travail du Washington Post sur l'Arabie Sa

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