Ils ne pourront pas livrer tout le monde ! La course contre la montre s’est accélérée en Europe pour se procurer les respirateurs artificiels, des appareils essentiels pour sauver les malades en détresse respiratoire. Or, il n’existe que quelques fabricants dans le monde. Et ils sont incapables de répondre actuellement à la demande.
C'est le cas de Dräger à Lübeck, dans le nord de l'Allemagne, qui vient de recevoir une commande de 10 000 appareils de la part du ministre allemand de la Santé, soit «plusieurs fois» sa production annuelle. «Nous ne pourrons couvrir qu'une partie des besoins dans le monde. Je vous assure que nous voudrions faire davantage. Mais je vous le promets : nous faisons tout notre possible», assure le patron Stefan Dräger.
Le contrat du gouvernement allemand pour cette entreprise internationale de 14 000 salariés, réalisant près de 3 milliards d’euros de chiffre d’affaires, est estimé à 200 millions, soit 20 000 euros par respirateur. Le coût de ces appareils de dernière génération peut dépasser les 50 000 euros.
L’objectif du gouvernement allemand est d’augmenter de 30% le nombre de lits en soins intensifs (28 000 actuellement contre 5 000 en France) avec les équipemen




