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Chine : du mensonge d’Etat à la pandémie

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Du 14 au 20 janvier, les officiels chinois ont soutenu que le coronavirus était peu contagieux alors que les autorités préparaient dans le même temps, en secret, leur plan de lutte contre l’épidémie. Sous l’influence de Pékin, l’Organisation mondiale de la santé vantait même la «transparence» du pays.

A Pékin, lors du sommet du G20 sur le Covid-19, le 26 mars. (Photo Pang Xinglei. Xinhua. AP)
Publié le 15/04/2020 à 20h06

«La situation épidémique est grave et complexe. C'est le défi le plus grave depuis le Sras en 2003, et il est susceptible de se transformer en un événement majeur de santé publique […] Les cas groupés suggèrent une transmission interhumaine […]. Le risque de transmission et de propagation est élevé […]. Toutes les localités doivent se préparer et répondre à une pandémie.» Selon des documents révélés ce mercredi par l'agence Associated Press, la Commission nationale de la santé de Chine a alerté, dès le 14 janvier, les plus hautes instances du pays de la dangerosité du coronavirus identifié deux semaines plus tôt à Wuhan. Un plan d'urgence a aussitôt été lancé et des centaines de lits préparés dans les hôpitaux.

Mais jusqu'à la prise de parole du président chinois, Xi Jinping, le 20 janvier, ces informations sont restées secrètes, laissant la population et le reste du monde dans l'ignorance du danger. Ce même 14 janvier, l'Organisation mondiale de la santé validait une enquête des autorités sanitaires chinoises qui assurait qu'il n'y avait pas de preuve de transmission interhumaine. Le lendemain, Li Qun, chef du centre de prév

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