Le Covid-19 poursuit sa course folle au Brésil, le pays le plus touché d'Amérique latine. Ce dimanche 3 mai, le Brésil dénombrait 7 025 morts sur 101 147 cas confirmés. La semaine dernière, les décès se sont accélérés, sans refléter pour autant la réalité de l'épidémie, en raison d'un dépistage très insuffisant. «Nous avons échoué à identifier les malades, mais aussi à compter correctement nos morts et à les enterrer dignement», assène l'éditorialiste Hélio Schwartsman.
Des cimetières débordés
Jour et nuit, Manaus enterre ses morts. Les images de cercueils alignés dans des fosses communes ont ému le monde. Face au triplement du nombre quotidien d’inhumations – plus d’une centaine désormais –, la mairie de la principale ville d’Amazonie a envisagé d’empiler les sépultures, avant de se rétracter. Une cargaison de cercueils doit parvenir ce mardi sur place, mais des familles doivent déjà se résoudre à la crémation.
Les chiffres officiels, le maire de la capitale de l'Amazonas, Arthur Virgílio Neto, n'y croit pas. Pendant le mois d'avril, le Covid-19 n'aurait fait «que» 399 décès dans tout l'Etat. Or, Manaus à elle seule en a dénombré 2 435 (presque autant que pour tout le premier trimestre). Le dépistage est très insuffisant mais les décès constatés par «syndrome respiratoire» ou de «cause indéterminée» sont de plus en plus nombreux. Très probablement des cas suspects du nouveau coronavirus, selon l'édile, qui en appelle à la solidarité internationale. Lits d'hôpital, médicaments, personnels




