Le tarmac de l'aéroport Ben-Gourion n'avait vu pareille agitation depuis plus de deux mois, quand Israël a fermé ses frontières. Mercredi, l'Etat hébreu a fait une exception pour la visite express (six heures, montre en main) du secrétaire d'Etat américain, Mike Pompeo, à Jérusalem. Arborant sur le tapis rouge un masque aux motifs de la bannière étoilée, le chef de la diplomatie américaine et son équipe ont été dispensés de la quarantaine de quatorze jours obligatoire pour tous les arrivants d'un pays étranger.
Passée inaperçue aux Etats-Unis, cette première visite officielle depuis le début de la pandémie a déchaîné les conjectures en Israël, avant même que Pompeo ne pose le pied dans le pays. Bénédiction de l'annexion d'une partie de la Cisjordanie par l'un des plus fervents évangéliques de l'administration Trump, dans le prolongement de sa «vision» pour la «paix et la prospérité» au Proche-Orient ? Visite de courtoisie marquant la victoire définitive de Nétanyahou après plus d'un an de feuilleton électoral, le jour même de l'investiture du pseudo-gouvernement d'union




