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Récit

A Hongkong, la résistance démocratique s'organise

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L'opposition au régime de Pékin tient ses primaires ce week-end sous la menace de la nouvelle loi de sécurité nationale.

Policier antiémeute dans un centre commercial de Hongkong le 30 juin. (Photo Tyrone Siu. Reuters)
Publié le 10/07/2020 à 17h52

«Mes amis à l'étranger croient que les Hongkongais ont été réduits au silence mais nous avons l'occasion ce week-end, pour la première fois depuis la promulgation de la loi de sécurité nationale, de leur prouver le contraire», harangue le député Eddie Chu, à peine audible au milieu du ballet de bus à impériale, au carrefour de East Point Road, dans le centre de Hongkong. «Nous allons montrer que nous continuerons à résister et à lutter au sein des institutions», lance-t-il aux passants pour les exhorter à voter samedi et dimanche pour les primaires du camp prodémocratie, organisées avant les législatives de septembre. Une demi-heure durant, Joshua Wong, Leslie Shum et d'autres jeunes figures de l'opposition prennent le micro au pied des panneaux publicitaires lumineux géants, sans l'ombre d'un uniforme aux alentours.

A moins de 1 kilomètre de là pourtant, le béton vient juste d'être coulé pour hisser un mât et le drapeau chinois devant la façade de verre de l'hôtel Metropark, converti en bureau de la sécurité nationale. Des agents du renseignement chinois peuvent désormais officiellement opérer sur l'ensemble du territoire semi-autonome, une première depuis 1841 et le début de la coloni

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