Chaotique, puéril, lunaire, éreintant : le premier débat télévisé pour la présidentielle du 3 novembre, qui a opposé Donald Trump et son adversaire démocrate Joe Biden, a tourné à la foire d'empoigne, mardi soir. Tout au long des quatre-vingt-dix minutes de programme en direct, depuis Cleveland, dans l’Ohio, l'un des Etats les plus disputés de l’élection, les deux rivaux n'ont cessé de se couper la parole et de s'invectiver. Le modérateur du débat, Chris Wallace, journaliste et intervieweur pourtant chevronné de la chaîne Fox News, avait parfois des airs d'instituteur dépassé par des élèves turbulents. Un spectacle ahurissant pour ce rendez-vous traditionnellement solennel suivi par des dizaines de millions d'Américains, qui ouvre la dernière ligne droite de la campagne, à un peu plus d'un mois du scrutin présidentiel.
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Mensonges et attaques personnelles
La stratégie de Trump était claire : interrompre son adversaire le plus souvent possible, pour le pousser à la faute. L'ancien vice-président de Barack Obama, qui a mis sa campagne en sourdine pendant des mois et fait très peu d'interventions publiques, pandémie de coronavirus oblige, était attendu au tournant. Si la combativité de Biden, 77 ans et




