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«Trump a transformé le système fédéral de justice pour au moins une génération»

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Durant les quatre ans de son mandat, le président américain a nommé 210 juges fédéraux, très conservateurs. Une «réussite» qui inquiète les rangs démocrates, selon le professeur de droit à l’université de Richmond Carl Tobias.

Donald Trump, lors de l'annonce de la nomination de la juge Amy Coney Barrett à la Cour suprême, le 26 septembre. (Photo Carlos Barria. Reuters )
Publié le 11/10/2020 à 16h20

La bataille promet d'être féroce, mais elle est quasiment perdue d'avance pour les démocrates. Ce lundi, la commission judiciaire du Sénat américain entame les auditions de la juge réactionnaire Amy Coney Barrett, choisie par Donald Trump pour succéder à la Cour suprême à l'icône progressiste Ruth Bader Ginsburg, décédée mi-septembre. Les républicains espèrent la confirmer avant le scrutin du 3 novembre, et faire ainsi basculer durablement l'institution dans le camp conservateur. Vent debout contre cette nomination à marche forcée si proche de l'élection, le camp démocrate n'a toutefois aucune arme institutionnelle pour s'y opposer. Avec un troisième siège en voie d'être pourvu dans le temple du droit américain, Donald Trump parachève sa transformation conservatrice de l'appareil judiciaire fédéral des Etats-Unis. En à peine quatre ans, il a nommé – et le Sénat a confirmé – plus de 210 juges fédéraux à des postes à vie, un record. Ce «succès monumental» pourrait avoir des conséquences dévastatrices sur des sujets aussi divers que l'avortement, l'immigration, la peine de mort, le financement des campagnes électorales ou les atteintes au droit de vote, analyse Carl Tobias, professeur de droit à l'université

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