Ni excès de confiance, ni angoisse démesurée. A moins de deux semaines de l'élection, les démocrates de Floride s'efforcent de garder la tête froide. Et concentrent leurs efforts sur l'unique stratégie qui, à ce stade, importe : «Get out the vote», littéralement «faire sortir le vote». Car l'heure n'est plus à convaincre les indécis, par ailleurs très peu nombreux, mais à s'assurer que les soutiens identifiés du parti aillent voter. Pour les démarcher, la campagne Biden a renoncé au porte-à-porte, jugé trop risqué en pleine épidémie de Covid. Une précaution dont ne s'embarrasse pas le camp républicain. Privés de cet outil essentiel de mobilisation, les démocrates mettent l'accent sur le démarchage téléphonique, inondent de spots publicitaires les radios et télés locales, et organisent de rares événements en plein air.
«Il est temps pour Trump de partir»
Ce lundi après-midi, dans le quartier cossu de College Park, dans le nord d'Orlando, la branche locale du parti et la jeune et énergique députée du district Anna Eskamani, en lice pour sa réélection, distribuent sourires, checks du coude et yard signs, ces pancartes au nom des candidats plantées sur les pelouses pour afficher son soutien. Rob Penticoff, acteur au parc d'attractions Universal, en récupère trois. «Je suis optimiste




