Des trois «non» catégoriques au «oui» timide. Vendredi, plus d'un demi-siècle après l'historique résolution de Khartoum dans laquelle la Ligue arabe disait «non à la paix, non à la reconnaissance et non aux négociations» avec Israël, le Soudan a ouvert la porte à la normalisation de ses relations avec l'Etat hébreu, cédant à la pression intense de l'administration américaine.
C'est d'ailleurs un Donald Trump fanfaron qui a annoncé du Bureau ovale cette «victoire ENORME» (sic), aussi friable soit-elle, dans son effort de pacification «transactionnelle» du Proche-Orient. Jubilant de ses prouesses de courtier dans la foulée des accords d'Abraham signés entre les Emirats arabes unis, Bahreïn et Israël mi-septembre, le candidat à sa réélection est allé jusqu'à se dépeindre en futur patriarche d'une «grande famille unie» au Moyen-Orient, l'Iran et l'Arabie Saoudite inclus : «Nous ferons une grande et belle fête à la fin…»
Si le rapprochement entre les pétromonarchies et l'Etat hébreu avait des airs de coming out, cet accord arraché au forceps par Washington relève plutôt du mariage forcé, avec l'échéa




