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Etats-Unis : les sondages à côté de la plaque, mais moins qu'en 2016

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Les instituts de prévision ont essayé de changer leurs méthodes, pour mieux lire le vote des classes peu éduquées. Selon le «New York Times», cela n'a pas suffi à éviter des erreurs d'une ampleur comparables à celles d'il y a quatre ans.

A Seattle, mardi. (Photo Lindsey Wasson. Reuters )
Publié le 04/11/2020 à 17h48

«De quoi Donald Trump a-t-il besoin pour gagner ? D'une erreur des sondages encore plus importante qu'en 2016», écrivait le New York Times à la veille de l'élection. Vingt-quatre heures après l'ouverture des bureaux de vote, Joe Biden et Donald Trump sont toujours au coude à coude, mais une première certitude est en train d'émerger : les sondeurs ont à nouveau sous-estimé l'ampleur du vote en faveur du milliardaire. Selon leurs enquêtes, Joe Biden était en mesure de remporter la victoire la plus large à une élection américaine depuis 1996 et la réélection de Bill Clinton. Au niveau national, il menait en moyenne de 8,5 points, un écart deux fois plus important que celui qui séparait Hillary Clinton de Donald Trump à la veille du scrutin de 2016. Et contrairement à il y a quatre ans, cet écart est resté plutôt stable pendant des mois.

Mais avec le système électoral américain, c'est au niveau des Etats, et même d'une poignée de swing states que se joue l'élection. Or c'est exactement dans ces zones cruciales que les sondages se sont trompés en 2016. Sur les cinquante Etats américains, seuls cinq avaient alors été remportés par un candidat que les sondages donnaient perdants - Trump, en l'occur

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