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Brexit

Sortir d’Erasmus, le drôle de calcul de Londres

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Le Royaume-Uni a décidé de son retrait du programme européen de mobilité des jeunes dès la rentrée universitaire de 2021. Les moins aisés devraient en faire les frais.

Sur le campus de l'University College de Londres, en 2017. (Toby Melville/Photo Toby Melville. Reuters)
Publié le 27/12/2020 à 17h21

L’accord entre le Royaume-Uni brexité et l’Union européenne réduite à 27 a beau compter 1 246 pages, on n’y trouvera pas mention d’Erasmus. Et pour cause : Londres a décidé de se retirer du programme de mobilité des étudiants qui fait voyager les jeunes Européens depuis 1987. Tous ceux qui sont déjà partis pourront achever leur séjour sans problème, mais la coopération prendra fin dès la rentrée de septembre 2021. Même hors de l’UE, le Royaume-Uni aurait pourtant pu continuer à participer à Erasmus, comme le font par exemple la Norvège ou la Turquie, mais Boris Johnson a trouvé la facture trop salée.

À lire aussi :Partir à l’étranger pendant ses études : des inégalités marquées

Le succès des universités britanniques auprès des jeunes européens (venus pour près d’un tiers d’Allemagne, d’Irlande et de France) a fait du pays le quatrième destinataire d’étudiants Erasmus, sans que ces arrivées ne soient entièrement compensées par les séjours à l’étranger des Britanniques. En 2017, ils ont par exemple été 16 561 à partir en Erasmus quand 31 727 étudiants européens sont venus dans les universités britanniques, sans avoir à débourser les 10&

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