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Barkhane

Mines au Mali : des techniques rudimentaires pour frapper les militaires français

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Les militaires patrouillaient dans le nord de Ménaka, dans le nord-est du pays, lorsque leur véhicule a été touché par un engin explosif. Un mode opératoire très courant des groupes jihadistes.

Des militaires français de l'opération Barkhane recherchent des IED au Burkina Faso en 2019. (Photo Michele Cattani. AFP)
Publié le 03/01/2021 à 17h36

L'année commence comme elle s'est tristement terminée pour les forces françaises en guerre au Sahel. Deux militaires sont morts samedi matin dans l'explosion d'une mine artisanale au passage de leur véhicule, dans le nord-est du Mali. Un autre soldat est soigné, sans que ses jours soient en danger. A peine cinq jours plus tôt, le 28 décembre, trois militaires avaient été tués, selon le même mode opératoire : un engin explosif contre leur blindé léger (VBL). D'après le porte-parole de l'état-major des armées, Frédéric Barbry, les investigations sont encore en cours pour déterminer si cet engin était commandé à distance ou s'il se déclenchait automatiquement.

Les mines, et plus rarement les véhicules piégés, sont la principale cause de mortalité des soldats français déployés dans la région, hors accident comme celui, spectaculaire, qui avait coûté la vie à treize militaires participant à une opération en novembre 2019. Paris y voit la preuve que sa stratégie fonctionne : handicapés par la présence française, les groupes jihadistes n'auraient d'autre choix que de reco

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