A neuf jours du départ de Donald Trump de la Maison Blanche, le département d'Etat américain a classé Cuba parmi les «Etats soutenant le terrorisme». L'île socialiste avait fait partie de cette liste entre 1985 à 2015, date à laquelle Barack Obama l'en avait retirée, dans le cadre du dégel diplomatique avec l'ennemi historique. «Avec cette mesure, nous allons à nouveau tenir le gouvernement de Cuba pour responsable et envoyer un message clair : le régime Castro doit mettre fin à son soutien au terrorisme international et à la subversion de la justice américaine», a annoncé lundi le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo.
Faucon et pilier du trumpisme, Pompeo invoque plusieurs éléments pour justifier la décision. D'abord le soutien de La Havane au gouvernement de Nicolás Maduro au Venezuela, qui lui-même n'est pas considéré comme «terroriste». Ensuite, le refus de La Havane d'extrader vers la Colombie dix chefs guérilleros de l'Armée de libération nationale (ELN) après l'attentat au camion piégé de janvier 2019 contre une école de police à Bogotá, qui avait tué 22 personnes. «Cuba accueille aussi plusieurs Américains échappant à la justice, recherchés ou inculpés de violence politique», a ajouté le secrétaire d'Etat. C'est sans doute ce dossier qui est le plus sensible dans les relations entre les deux pays.
Absence de preuve
Cuba héberge en effet de longue date des militants de la cause afro-américaine, pour certains condamnés aux Etats-Unis. Ils seraient aujour




