La nouvelle de sa mort a résonné en même temps à Jérusalem, Washington et Las Vegas. Magnat des casinos, fidèle et généreux soutien du président américain, Donald Trump, et du Premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, figure américaine du lobby conservateur pro-israélien, Sheldon Adelson est décédé dans la nuit de lundi à mardi à 87 ans, des suites d’un cancer.
Enfant de la Grande dépression, né en 1933 dans un ghetto juif populaire de Boston, fils d’un chauffeur de taxi, Sheldon Adelson avait développé très tôt la fibre entrepreneuriale. Vendeur de journaux à 12 ans, propriétaires de machines à sucreries à 16, il a lancé au fil de sa carrière des dizaines d’entreprises. Jusqu’à son plus grand succès : le rachat du Sands Hotels and Casino en 1989, sur les ruines duquel il bâtira le Venetian, premier établissement de l’empire Las Vegas Sands, valorisé aujourd’hui à plus de 43 milliards de dollars (35 milliards d’euros).
«A Las Vegas, Macao et Singapour, la vision de M. Adelson pour les complexes intégrés a transformé le secteur, changé la trajectoire de l'entreprise qu'il a fondée et repensé le tourisme sur chacun de ces marchés. […] Son impact sur l'industrie sera éternel», a souligné mardi sa société dans un communiqué.
Aligné sur «Bibi»
Avec sa puissance économique et financière, Sheldon Adelson s’est rapidement offert une influence politique. En éliminant en 2010 la plupart des limitations aux contributions politiques, l’arrêt controversé Citizens United de la Cour suprême a p




