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Carte blanche

13 Novembre : «Mon amour pour la ville est devenu fiévreux», par Marie Darrieussecq

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Dix ans plus tard, «Libération» a invité 13 artistes à revenir sur les attentats : comment ils les ont vécus, comment ils les ressentent encore aujourd’hui. L’autrice se remémore sa soirée, les jours qui ont suivi et comment elle est devenue indéfectiblement parisienne.

Marie Darrieussecq. (Charles Freger)
Par
Marie Darrieussecq
autrice
Publié le 07/11/2025 à 15h57

Dix ans après les attentats du 13 Novembre, «Libération» donne carte blanche à 13 artistes pour nous livrer leur regard sur les attaques et leurs conséquences. Souvenirs personnels, réflexions politiques, créations artistiques… retrouvez en kiosque à partir du 10 novembre ce numéro spécial de «Libération», «13 regards sur le 13 Novembre», et sur notre site.

Le 13 Novembre au soir, je me souviens, comme tout le monde, de ce que je faisais. J’étais chez moi à lire, et j’ai commencé à recevoir des textos : «Où es-tu ?» «Tu es à l’abri ?» J’ai allumé la télé, et je me suis mise à envoyer à mon tour des messages inquiets. J’ai appris que des amis avaient trouvé refuge dans une galerie près du Bataclan ; d’autres, au contraire, avaient été mis à la rue par un restaurateur «alors que ça tirait encore». Les phrases devenaient folles. Une amie qui habitait

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