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Reportage

Avec les ouvriers de l’Esat mobilisés pour la Fête des lumières : «Je pourrai dire aux gens que c’est moi qui ai fait ça !»

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Une quinzaine de personnes en situation de handicap ont été mobilisées pour la préparation minutieuse de l’événement, dont l’installation des filtres sur les lampadaires.

Opération de «gélatinage» avant la Fête des lumières, à Lyon lundi. (Michel Djaoui/© Michel Djaoui)
ParMaïté Darnault
correspondante à Lyon
Publié le 05/12/2025 à 20h58

Le changement est subtil à la tombée de la nuit, mais participe à nimber la ville d’un halo de fête. Durant une dizaine de jours, à l’occasion de la Fête des lumières, un certain nombre de rues voient leur éclairage modifié. En tout, près de 1 200 lampadaires, sur les 80 000 points lumineux que compte la commune, sont équipés d’une «gélatine», soit un filtre de plastique coloré.

Cette métamorphose permet de dessiner un parcours établi par la direction des événements artistiques, afin de guider le plus naturellement possible les visiteurs. Deux couleurs sont utilisées : le rouge trace le chemin et le bleu signale les abords des 28 sites répartis sur sept arrondissements, où se trouvent les œuvres présentées cette année.

Fixé sur les luminaires par les agents de la ville, ce «gélatinage» fait l’objet d’une «organisation millimétrée», explique Christophe di Grandi, directeur adjoint en charge de la maintenance pour la direction municipale de l’éclairage urbain : «Le parcours évolue d’une année sur l’autre, on crée une ambiance lumineuse mais on ne peut pas la laisser trop longtemps.» Le défi : ni po

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