Tous les articles du Libé des animaux, en kiosque les 24 et 25 décembre, sont à lire ici.
«Elle est si drôle… J’adore son insouciance», dit Elodie Cappé en gratouillant Rillette au jarret et sous le ventre. De béatitude, Rillette se fige, puis penche, penche, tour de Pise à poils drus. On recule. Des fois qu’elle nous tomberait dessus, avec ses 100 kilos. Mais non, dès qu’Elodie se remet en marche, Rillette, guillerette, lui colle au train, et replonge son groin-aspirateur dans les feuilles d’automne. Elodie Cappé : «Elle cherche des glands.» Cela dit, Rillette ratisse large au fil de la balade. Herbe, patates, et surtout ces pommes, son péché mignon, que lui donne Elodie Cappé pour la faire asseoir. Il faut bien ça : «Comme elle a de grosses fesses, ça lui est un peu difficile.» Une poignée d’«Assis, assis !» et voilà Rillette sur le cul. Elle se couche aussi sans moufter sur le flanc quand Elodie le lui demande ; le «good girl !» s’accompagne de papouilles. «Elle est très câline.»
Plus obéissante qu’un chaton, «Riri». Pour un peu, on en oublierait presque que Rillette est une laie, un animal sauvage. Un sprint subito à travers champ sert de piqûre de rappel : la bête fend la bise, puissante, version intimidante des mignons «zoomies» canins. La voilà qui s’avance vers nous, on recule. Elodie Cappé en sourit : «E




