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4,5 milliards d’euros transférés par l’Etat vers la Sécu : pourquoi le choix critiqué du gouvernement se justifie

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La droite sénatoriale accuse le gouvernement de minorer le «vrai» déficit de la Sécurité sociale par un tour de passe-passe budgétaire. Pourtant, la protection sociale ne va récupérer qu’une partie de ce que lui doit l’Etat.

Amélie de Montchalin, ministre des Comptes publics, le 9 décembre à l'Assemblée nationale pour le vote solennel sur le PLFSS. (Albert Facelly/Libération)
Publié le 16/12/2025 à 14h56

Il y aurait, à en croire la majorité de droite et centriste au Sénat, un «vrai» déficit de la Sécurité sociale en 2026 nettement supérieur à celui affiché par le gouvernement à l’issue de l’examen du projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS), qui doit être définitivement adopté ce mardi 16 décembre après un vote solennel de l’Assemblée. L’exécutif, qui ne voulait pas creuser le déficit au-delà des 20 milliards d’euros, dit qu’il est contenu à 19,4 milliards ? Dans son rapport publié la semaine dernière, avant que les sénateurs ne rejettent massivement le texte, la commission des affaires sociales du Sénat le chiffre plutôt à 24 milliards, donc 4,6 milliards d’euros de plus.

La différence d’interprétation tient à un choix opéré par le gouvernement pour maximiser ses chances d’obtenir la mansuétude des socialistes et des écologistes à l’Assemblée nationale, où le PLFSS a été voté de justesse le 9

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