Malin ou suicidaire ? Prêt à faire avancer le schmilblick ou désespéré ? Démocratiquement fair-play ou avec un calcul cynique derrière la tête ? En annonçant, vendredi matin, abandonner l’article 49.3 de la Constitution, Sébastien Lecornu avait au moins quelque chose à servir à ses oppositions qu’il rencontrait successivement à Matignon. En daignant se désarmer, les a-t-il peut-être détendues. De là à dénouer quoi que ce soit ? Pas sûr. Le RN, les socialistes, les écologistes et les communistes sont ressortis très mitigés, obligés de saluer un progrès sur la méthode, toujours aussi braqués sur les bribes de budget présentées. «Il a renoncé au 49.3, il n’a renoncé qu’au 49.3», lâche Olivier Faure, reconnaissant «une vraie évolution» mais fustigeant surtout une copie «bien insuffisante et alarmante». Si elle note «un petit début d’inflexion», l’écologiste Marine Tondelier juge le rendez-vous «très décevant». Marine Le Pen trouve le renoncement au 49.3
Analyse
Renonciation au 49.3 : Lecornu détend sans rien dénouer
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Si les oppositions saluent un changement de méthode après la décision du Premier ministre de renoncer à l’article de la Constitution, les socialistes dénoncent une «copie bien insuffisante» sur le fond.
Patrick Kanner, président du groupe socialiste au Sénat, Boris Vallaud, président PS à l’Assemblée, Olivier Faure, premier secrétaire du parti, après leur rencontre à Matignon, ce vendredi. (Albert Facelly/Libération)
Publié le 03/10/2025 à 16h14
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