Ce lundi soir, après à peine trois heures de débats, la Première ministre est montée à la tribune de l’hémicycle de l’Assemblée nationale pour actionner sur le projet de budget de la Sécurité sociale l’article 49.3 de la Constitution. «Nous ne pouvons pas perpétuellement rejouer des débats qui ont déjà été tranchés», a déclaré Elisabeth Borne. Elle a invoqué le dépôt de «près de 700 amendements», dont l’examen intégral menacerait «les délais constitutionnels» que le gouvernement doit respecter pour faire adopter ses textes budgétaires avant la fin de l’année.
Et puis ? Et puis, pas grand-chose… une brève mardi dans les pages politiques, peut-être. «Au départ, la presse parisienne était obsédée par ça, mais la presse quotidienne régionale n’en parle pas», applaudit un conseiller ministériel aux anges, en constatant qu’«Elisabeth Borne a réussi le tour de force de banaliser le 49.3.»
Les macronistes se réjouissent que le cinquième recours au 49.3 sur les textes budgétaires de l’automne soit




