Une tonalité grave, sans s’interdire quelques piques bien senties. C’est avec «regret et amertume», selon ses propres mots, que Sébastien Lecornu a officialisé l’échec de son «pari», à savoir que «le Parlement aille jusqu’au bout des débats», pour tenter de donner un budget au pays par un vote, sans majorité ni coalition claire pour le soutenir. Actant l’impossibilité de faire adopter le texte de façon conventionnelle, le chef du gouvernement est donc revenu, lundi, à l’issue d’un Conseil des ministres exceptionnel, sur sa promesse de renoncer à l’article 49.3 de la Constitution. Il a fait savoir qu’il le déclencherait dès ce mardi dans l’hémicycle, sur la première partie du projet de loi de finances, celle dédiée aux recettes de l’Etat. Assumant de «prendre l’opinion publique à témoin», le Premier ministre a, sans surprise, renvoyé la responsabilité du bourbier sur les parlementaires. Devant lesquels il engagera donc la sienne. Selon la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, Emmanuel Macron s’est félicité en Conseil des ministres d’une situation qui permet «au pays d’avancer».
Verdict
49.3 : Sébastien Lecornu renonce à son renoncement pour faire passer le budget
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Le Premier ministre a finalement décidé d’utiliser l’arme constitutionnelle pour faire adopter le PLF pour 2026. Il engagera la responsabilité de son gouvernement sur la première partie du budget à l’Assemblée nationale dès ce mardi.
Maud Bregeon, Sébastien Lecornu et Amélie de Montchalin à la sortie du Conseil des ministres exceptionnel, à l’Elysée, lundi 19 janvier. (Albert Facelly/Libération)
Publié le 19/01/2026 à 20h39
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