L’issue des motions de censure ne devrait donc pas faire de doute. Olivier Faure a annoncé ce mardi 20 janvier que le Parti socialiste ne censurera pas le gouvernement, après l’annonce lundi de Sébastien Lecornu d’un recours à venir à l’article 49.3 sur la partie recettes du budget de l’Etat pour 2026.
«On n’a pas encore vu la copie finale mais de ce que l’on comprend de ce que nous dit le Premier ministre, effectivement les conditions seront remplies, a expliqué le premier secrétaire du PS au micro de France Inter. Donc nous ne censurons pas le gouvernement. Ça va être la question posée ce matin au groupe parlementaire mais effectivement c’est ce que je plaiderai auprès d’eux.»
«Je ne suis pas devenu macroniste»
Alors que La France insoumise et le Rassemblement national ont déjà annoncé leur intention de déposer une motion de censure, Olivier Faure a argumenté : «Quand personne n’a de majorité il faut un changement culturel. Ce changement culturel c’est d’accepter de négocier y compris avec des gens qui vous font face. Moi je ne suis pas devenu macroniste, le Premier ministre n’est pas devenu socialiste.»
Sur X, il a ensuite complété son propos : «Sur l’utilisation du 49.3, je n’ai jamais varié. Mais celles et ceux qui dénoncent aujourd’hui l’usage du 49.3 sont précisément ceux qui y ont conduit en refusant tout dialogue. Nous refusons les postures. Nous avons, pour notre part, cherché à trouver des solutions et non à nourrir des illusions.» Le député LFI Manuel Bompard lui a répondu, toujours sur X, listant les nombreuses différences entre le contre-budget proposé par le PS en septembre et celui qui sera finalement présenté par le gouvernement. Avant de conclure : «Il n’y a qu’une seule solution : LA CENSURE.»
Sébastien Lecornu doit engager la responsabilité de son gouvernement ce mardi après-midi. Ce sera le premier d’une série de trois 49.3 qui devront permettre la promulgation du texte avant la mi-février. Les motions de censure déposées seront, elles, examinées vendredi.




