Une simple réunion de ses partisans, dans son local de campagne : difficile de faire plus discret. C’est bien ainsi que le maire sortant (divers droite) de Béziers, Robert Ménard, a lancé sa campagne municipale samedi 10 janvier. Pas avec le soutien du Rassemblement national (RN) et un discours de rupture, comme lors de sa première campagne en 2014, mais en notable qui défend son bilan, avec pour seul appui, celui de Bruno Retailleau, président du parti Les Républicains. Quant au RN, il lui oppose pour la première fois un candidat, Julien Gabarron, député de l’Hérault, fort d’un premier trophée : il a battu à plate couture Emmanuelle Ménard, épouse de l’édile, lors des législatives de 2024. La conséquence de brouilles entre Marine Le Pen et Robert Ménard, qui, dans un nouveau virage politique, a lâché celle-ci et a soutenu Emmanuel Macron dans sa politique en faveur de l’Ukraine, contre la guerre engagée par Poutine.
Pourtant, le maire sortant et son adversaire chassent sur les mêmes terres, celles de l’extrême droite. L’immigration reste la cible favorite du maire de Béziers. «80 % des fauteurs de troubles sont issus de l’immigration», déclarait-il au JDD




