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«A cause de l’agression, j’étais trop traumatisée pour reprendre mon activité» : des victimes ordinaires de l’extrême droite racontent l’après

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«Libé» a recueilli les témoignages de quatre personnes agressées par l’extrême droite, pour qui le traumatisme est devenu un compagnon durable.

Edouard Edy, Sylia Talbi et André Mondange ont tous les trois été agressés par des militants d'extrême droite. (Vincent Gouriou. Florence Brochoire. Bruno Amsellem/Libération)
Publié le 29/12/2025 à 20h02

Après la violence, reste souvent le traumatisme. Libé a recueilli les témoignages de quatre victimes d’agressions de l’extrême droite. Elles reviennent sur les conséquences de ces attaques dans leur vie de tous les jours et, pour certains, dans leurs engagements militants.

Edouard Edy, 28 ans, artiste plasticien

Un geste de solidarité lui a valu un passage à tabac. Edouard Edy, militant de La France insoumise (LFI) à Brest, a été agressé le 30 août après avoir organisé une collecte de fournitures scolaires au bénéfice du Secours populaire. Deux militants d’extrême droite cagoulés l’ont attaqué avec ses camarades aux cris de «Brest est natio». Bilan : des bleus au visage et des douleurs à la jambe. Une plainte a été déposée et l’enquête est toujours en cours. «Je me remets bien parce que je suis bien entouré», commence-t-il lors de notre entretien. Le ton change toutefois au cours de la conversation. «Le fait d’en parler me fait remonter qu’en fait, ça ne va pas si bien que ça.»

Le militant reconnaît faire attention à ses déplacements en ville, à l’heure à laquelle il rentre et fait en sorte d’être le plus souvent accompagné. «Par exemple, le bruit de quelqu’un qui court derrière moi me fait me plaquer immédiatement contre un mur pour avoir une vision d’ensemb

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