Ils étaient censés repartir du bon pied. Après quatre semaines sans se voir, ponctuées d’incompréhensions, voire de tensions sur la formation du gouvernement ou les hausses d’impôts envisagées dans le prochain budget, Michel Barnier était pour la première fois convié, mardi matin, à la réunion du groupe Ensemble pour la République (EPR, ex-groupe Renaissance). Un petit moment avec le premier groupe de son fragile «socle commun», avant d’affronter ses opposants dans l’hémicycle, en particulier la gauche, qui brandit, cet après-midi, la menace d’une censure – vouée à l’échec sans le renfort des voix RN. On a connu plus chaleureuse mise en jambes. Un député EPR, pourtant issu de LR, la famille politique du Premier ministre, ressort «mitigé». Un autre crie grâce : «épouvantable»…
«Il nous fait des poutous dans son interview»
Suggéré par Michel Barnier, qui s’était dit «disponible», souhaité par le président du groupe Gabriel Attal, qui préférait un échange formel à la proposition de pot avec les parlementaires à Matignon, l’entretien avait pourtant bien démarré. «C’est important pour moi d’être là», commence, tout miel, le Premier ministre, qui souhaite «une proximité, une fluidité» avec le groupe EPR. «Il faut qu’on apprenne à se connaître», poursuit-il, vantant sa relation «fluide et assez




