C’est la version officielle mais cela va quand même mieux en le disant. «Encore une fois je ne suis pas candidat à l’élection présidentielle, je suis candidat au poste de Premier ministre», a fini par rappeler Jordan Bardella, ce lundi 12 janvier, au bout de la quatrième question sur ses capacités à devenir le prochain président de la République. Au pied de l’estrade, visage dur, mâchoire serrée, Marine Le Pen ne réagit pas. A la veille de l’ouverture de son procès en appel dans l’affaire des assistants européens, la «candidate naturelle» du Rassemblement national (RN), selon la formule consacrée, au scrutin prochain élyséen, assiste aux vœux à la presse de son poulain.
Voilà plusieurs années qu’elle s’épargne la corvée de débiter d’hypocrites banalités sur la liberté de la presse et le climat de confiance que l’on souhaite établir avec les journalistes. Mais elle laisse d’habitude mieux transparaître ses humeurs, par de grands soupirs agacés ou des exclamations féroces quand une question ne lui plaît pas.




