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«Réserves de voix»

A l’approche des municipales, la Seine-Saint-Denis toujours face au défi des non-inscrits sur les listes électorales

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Souvent très abstentionniste, le département francilien fait régulièrement l’objet de campagnes d’inscription d’envergure sur les registres d’électeurs. Mais pas pour le scrutin de mars, alors qu’il ne sera plus possible de s’enregistrer en ligne à partir de ce mercredi.

A Pierrefitte-sur-Seine, le 17 janvier 2026. (Stéphane Lagoutte/Myop pour Libération)
Publié le 03/02/2026 à 20h17

La participation avait été historique en Seine-Saint-Denis au second tour des élections législatives anticipées de 2024. Pourtant l’abstention était restée particulièrement haute : près de 43 % des inscrits avaient en effet boudé les urnes, il y a un an et demi, dans le département du nord parisien, dix points de plus que la moyenne nationale. Pour les élections municipales de mars, dans de nombreuses villes où le scrutin s’annonce serré, notamment entre les différentes listes de gauche, la participation devrait être déterminante. Mais avant même l’élection, dans le département le plus jeune de la France hexagonale, l’inscription sur les listes électorales pourrait aussi peser. A quelques heures de la limite pour rejoindre les registres – mercredi 4 février inclus pour l’inscription en ligne et vendredi pour une démarche en mairie –, rien n’assure que les nouveaux électeurs aient afflué.

Plusieurs centaines de milliers de Séquano-Dionysiens n’ont pas leur carte d’électeur et n’exercent pas leur droit de vote. Seules 828 168 personnes étaient inscrites pour prendre part au scrutin des européennes en 2

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