Habituellement, les élections aux présidences des commissions, comme la répartition des postes clés de l’Assemblée nationale, étaient une lettre à la poste pour le groupe majoritaire. Ça, c’était avant, du temps des majorités absolues et des hémicycles bien rangés. Toujours dans le flou sur un modus vivendi avec ses oppositions, les députés macronistes tentent d’avancer quand même. Ce lundi, ils ont commencé à brosser, entre eux, un casting sur les responsabilités qui pourraient leur revenir, avant de passer aux votes mercredi et jeudi avec leurs adversaires.
Ce lundi, lors d’un vote interne, le groupe Renaissance a désigné ses candidats à la présidence de six des neuf commissions de l’Assemblée – où sont examinés les textes de loi avant leur discussion dans l’hémicycle. Il laisserait à ses alliés deux présidences de commission, celle des affaires éducatives et culturelles au groupe Horizons et celle des Affaires étrangères pour le Modem – à la tête de celle-ci le député des Hauts-de-Seine, Jean-Louis Bourlanges pourrait rempiler. La présidence de la commission des Finances, qui revient à un membre de l’opposition, fait déjà l’objet d’une bataille rangée entre le RN et la gauche : après quelques flottements, les députés de la majorité (relative) ont pris le parti de n




