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A l’Assemblée nationale, Borne discourt après le compromis

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Dans une déclaration de politique générale mêlant accents droitiers et clins d’œil à gauche, la Première ministre a multiplié mercredi les appels du pied aux oppositions, les enjoignant à la discussion.

La Première ministre, Elisabeth Borne, à l’Assemblée nationale, mercredi. (Albert Facelly/Libération)
Publié le 06/07/2022 à 20h41, mis à jour le 06/07/2022 à 23h04

Enfin un petit supplément d’âme. A la tribune, Elisabeth Borne, mains sagement posées sur le pupitre, lit avec application sa déclaration de politique générale depuis une grosse heure quand elle ose, pour conclure, donner un peu d’elle-même. «C’est la République qui m’a tendu la main, en me faisant pupille de la nation, alors que j’étais cette enfant dont le père n’était jamais vraiment revenu des camps», assure-t-elle. Sa voix se voile d’un peu d’émotion lorsque, sous le regard de Yaël Braun-Pivet, première femme à présider l’Assemblée nationale, la cheffe du gouvernement loue celles qui «ont ouvert la voie» : les premières femmes appelées au gouvernement en 1936, les 33 premières députées après la Libération puis Simone Veil et sa lointaine prédécesseure à Matignon, la socialiste Edith Cresson.

Borne daigne lever le nez de son texte, surveillant les députés socialistes qui hésitent à applaudir, tandis que l’écoféministe Sandrine Rousseau se joint volontiers à l’ovation des macronistes. Jusqu’alors, les députés Renaissance, Modem et Hori

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