Il y a les souriants, les rigolards, ceux qui claquent des bises aux anciens camarades. Et les autres. Parmi la brochette de ministres alignés au banc, ce mardi 16 janvier dans l’hémicycle, tous n’affichent pas la mine des beaux jours. Engluée dans une polémique sur la scolarisation de ses enfants dans une école privée parisienne, la nouvelle ministre de l’Education nationale, des Sports et des JO endure l’après-midi. Après une visite chahutée à l’école Littré dans la matinée, Amélie Oudéa-Castéra affronte les huées des oppositions parlementaires. De ses années de joueuse de tennis professionnelle, elle a gardé les mimiques. Descendant au micro, lentement, elle secoue son bras gauche, comme pour évacuer le stress. Ses collègues regardent leurs fiches.
«A peine nommée ministre de l’Education nationale, j’ai été interpellée par Mediapart sur les choix de scolarisation de mes enfants, répond-elle au député insoumis Rodrigo Arenas, ancien coprésident de la FCPE, la plus grosse fédération de parents d’élèves. J’ai voulu y répondre sans esquiver l’attaque. Je l’ai fait avec sincérité. Je n’aurais pas dû me laisser entraîner sur le terrain de la vie privée, ni me sentir obligée de me justifier.» Regagnant son siège, Oudéa-Castéra ne trouv




