«Encore une fois, vous avez fait mentir les pronostics. Quand on a dit qu’on faisait un déplacement à Lille, on nous a prévenus qu’il n’y aurait personne. Mais vous êtes là ! Je peux compter sur vous, et vous pouvez compter sur moi». C’est effectivement devant une centaine de militants, selon les chiffres des organisateurs, que Lucie Castets s’exprime ce samedi 27 juillet à Wazemmes, un quartier populaire de Lille. Place Casquette, où des badauds profitent des rayons de soleil en jouant à la pétanque, l’événement bricolé avec un barnum, une sono, et quelques boissons sur une table prend soudain des airs de mini-meeting improvisé. La petite silhouette vêtue d’une veste à motifs multicolores, surmontée d’un chignon argenté disparaît dans la foule qui se presse pour la saluer et échanger avec elle. Certains râlent à cause de la vingtaine de journalistes qui l’entourent, et compliquent encore l’accès à celle qui a été désignée mardi soir candidate du Nouveau Front Populaire pour le poste de Première ministre.
Les encouragements fusent, et la femme de 37 ans se prête volontiers à l’exercice des selfies que lui demandent les passants. «Ça ressemble à une campagne», admet en rigolant Arnaud Bontemps, cofondateur avec Lucie Castets du collectif «Nos services publics», et qui lui prête main-forte dans le tourbillon qu




