Pour sa première invitation, il n’aura même pas fait le tour des stands. Costume ajusté, coupe d’été et visage fermé, le président du Rassemblement national était pourtant venu jouer la carte du pro-business à la dernière journée des Rencontres des entrepreneurs de France organisées par le Medef, ce jeudi 28 août, au stade Roland-Garros (Paris).
Arrivé à la dernière minute pour son débat avec les représentants des autres forces politiques – Bruno Retailleau (LR), Gabriel Attal (Renaissance), Marine Tondelier (Les Ecologistes), Fabien Roussel (PCF) et Manuel Bompard (LFI) – Jordan Bardella est reparti aussitôt, sans même rencontrer des chefs d’entreprise auxquels il entend pourtant prouver sa crédibilité économique.
Devant les tribunes du court Philippe-Chatrier garnies de patrons, il a néanmoins déroulé ses arguments pour séduire : «Il faut s’attaquer à ces contraintes qui pèsent sur notre croissance, baisser les impôts de production, retrouver un prix de l’énergie français, faire du patriotisme économique pour que ceux qui produisent sur notre sol soient prioritaires dans l’accès à la commande publique […]. On a des salaires nets qui sont trop bas, et un c