Un huis clos en plein air, sur le gazon synthétique d’un terrain d’entraînement. Pour faire mousser son Conseil national de la refondation (CNR), l’Elysée avait promu une «méthode innovante et inédite». On est servi. A l’évidence, pour mettre en orbite son nouveau dada démocratique, promesse de campagne qu’il a détaillée le 3 juin, Emmanuel Macron devait imaginer autre chose que ce lancement, jeudi au Centre national de rugby de Marcoussis (Essonne), en catimini et en comité restreint.
Depuis une dizaine de jours, le Président a vu s’allonger la liste des dirigeants des partis d’opposition et syndicalistes boycottant son invitation. Sur les 52 invités, «40 sont là et les 12 qui ne sont pas là ont tort, a sermonné l’hôte, tout en promettant que «la porte sera toujours ouverte». Dans l’encadrement des poteaux de rugby – à un an jour pour jour du lancement de la Coupe du monde, a-t-il pensé à préciser – le président de la République se prête à un rapide point presse afin de défendre sa méthode p




