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Tensions

A Marseille, les propos de Muselier sur le «féminicide politique» électrifient le conseil municipal

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La sortie, jeudi soir sur BFM Marseille, du président de la région Paca, ex-LR désormais encarté Renaissance, qui faisait référence au «switch» survenu trois ans plus tôt entre Benoît Payan et Michèle Rubirola, a occupé les débats des élus marseillais ce vendredi 15 décembre.

Le président (Renaissance) de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, Renaud Muselier, à Paris le 19 juin 2023. (Xose Bouzas/Hans Lucas. AFP)
ParStéphanie Harounyan
correspondante à Marseille
Publié le 15/12/2023 à 17h42

Comment électrifier plus encore un hémicycle déjà promis à une matinée sous haute tension ? Renaud Muselier sait le faire, même à distance. La veille du conseil municipal de Marseille, où il ne siège pas, le président de la région Sud, invité jeudi soir sur BFM Marseille, a profité d’une question du directeur de la rédaction du quotidien la Provence, Aurélien Viers, sur le bilan à mi-mandat du maire (PS) Benoît Payan pour dérouler sa charge politique. Rien de bien étonnant jusque-là, tant l’élu, ex-LR désormais encarté Renaissance, a usiné ces dernières semaines pour remobiliser une opposition marseillaise de droite atone depuis sa défaite en 2020, tout en jurant ne pas songer un seul instant à briguer le poste pour lui-même au prochain coup.

Ce sont surtout des propos plus que limite, lancés dès l’entame du débat par ce coutumier des formules chocs, qui ont provoqué l’indignation : «Benoît Payan a un savoir-faire politique incontestable, il a fait quelque part un féminicide politique en éliminant tranquillement Mme Rubirola dans une stratégie personnelle.» Un «féminicide politique», donc, pour qualifier l’épisode du «switch» de décembre 2020

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