Menu
Libération
Justice

A Marseille, un ex-assistant du RN réclame aux prud’hommes le paiement de ses heures de conduite

Réservé aux abonnés

Ce mercredi 5 novembre a eu lieu l’audience devant le conseil des prud’hommes du litige entre Nicolas Tellier et le député Emmanuel Taché, son ancien employeur, qu’il accuse de ne pas l’avoir rémunéré en tant que chauffeur.

Le député RN Emmanuel Taché, à l'Assemblée nationale, le 5 novembre 2024. (Arthur N. Orchard/Hans Lucas via AFP)
ParStéphanie Harounyan
correspondante à Marseille
Publié le 05/11/2025 à 21h46

A quoi sert un assistant parlementaire ? Au Rassemblement national, on semble – encore – avoir besoin de juges pour définir la fonction, pourtant clairement établie par la loi. Ce mercredi après-midi, c’est le conseil des prud’hommes de Marseille qui devait s’y coller, saisi par un ancien collaborateur du député des Bouches-du-Rhône Emmanuel Taché – jadis Taché de la Pagerie jusqu’à ce qu’un tribunal le somme d’arrêter d’utiliser la particule usurpée – pour «licenciement sans cause réelle et sérieuse» et un paquet d’heures supplémentaires impayés.

Assis en fond de salle d’audience, Nicolas Tellier, 43 ans, a du mal à masquer son amertume. Ce militant marseillais RN de toujours, candidat récurrent dans plusieurs élections et responsable local du DPS, le service d’ordre du parti, venait lui-même de perdre l’élection dans une autre circonscription marseillaise quand, en août 2022, Emmanuel Taché propose de l’embaucher comme collaborateur parlementaire, un contrat à mi-temps payé 2 449 euros brut par mois. Ces contrats d’assistant parlementaire sont financés par l’Assemblée nationale mais s’apparentent à des contrats de droit privé : le député est l’employeur, c’est lui qui rémunère l’employé et définit ses missions… qui très vite, pour Nicolas Tellier, se limitent

Dans la même rubrique