A quoi sert un assistant parlementaire ? Au Rassemblement national, on semble – encore – avoir besoin de juges pour définir la fonction, pourtant clairement établie par la loi. Ce mercredi après-midi, c’est le conseil des prud’hommes de Marseille qui devait s’y coller, saisi par un ancien collaborateur du député des Bouches-du-Rhône Emmanuel Taché – jadis Taché de la Pagerie jusqu’à ce qu’un tribunal le somme d’arrêter d’utiliser la particule usurpée – pour «licenciement sans cause réelle et sérieuse» et un paquet d’heures supplémentaires impayés.
Assis en fond de salle d’audience, Nicolas Tellier, 43 ans, a du mal à masquer son amertume. Ce militant marseillais RN de toujours, candidat récurrent dans plusieurs élections et responsable local du DPS, le service d’ordre du parti, venait lui-même de perdre l’élection dans une autre circonscription marseillaise quand, en août 2022, Emmanuel Taché propose de l’embaucher comme collaborateur parlementaire, un contrat à mi-temps payé 2 449 euros brut par mois. Ces contrats d’assistant parlementaire sont financés par l’Assemblée nationale mais s’apparentent à des contrats de droit privé : le député est l’employeur, c’est lui qui rémunère l’employé et définit ses missions… qui très vite, pour Nicolas Tellier, se limitent




