A Nice, au stade et en ville, et finalement pour toute sa vie, Jean-Pierre Rivère est «le président». C’est comme ça que les supporteurs l’appellent et l’interpellent. Une fonction à la tête de l’OGC Nice, le principal club de foot de la ville, qu’il a occupée pendant quatorze ans et lui collera toujours à la peau. Depuis octobre, celui qui est autant homme d’affaires qu’homme de foot tente d’enfiler un troisième costume : celui d’homme politique. A 68 ans, Jean-Pierre Rivère a rejoint Eric Ciotti sur sa liste UDR, alliée au RN, dans la course aux municipales et dans la castagne contre le maire sortant Christian Estrosi (Horizons). «Un gros coup», s’accorde-t-on partout. En cas d’élection de Ciotti, le président Rivère deviendra premier adjoint.
Personne ne l’avait vu venir. Ni Rivère en politique ni Rivère au côté du RN. «Tout s’est décidé en trois semaines», remet l’intéressé au fond d’u




