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Libération
Extrême droite

A Rome, la dolce vita mussolinienne de Frédéric Chatillon, prestataire du Rassemblement national

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Entre dîners avec des néofascistes aux tatouages SS et investissements opaques financés par la France, Frédéric Chatillon continue de graviter dans l’orbite du RN. Silence gêné dans les rangs frontistes, mais les affaires, elles, roulent toujours.

Depuis son cossu appartement, Frédéric Chatillon a une vue dégagée sur la tour ocre du palais de Venise (photo), la résidence privée de Benito Mussolini. (Martin Bertrand/Hans Lucas)
Publié le 01/12/2025 à 6h00

Depuis le toit-terrasse de son cossu appartement romain, Frédéric Chatillon, ancien patron du mouvement néofasciste GUD et ami personnel de Marine Le Pen, a une vue dégagée sur la tour ocre du palais de Venise, la résidence privée de Benito Mussolini. Pas mal pour un néofasciste assumé. Depuis la Cité éternelle où il s’est exilé en 2014, ce prestataire permanent du Rassemblement national, plus ou moins assumé, plus ou moins déclaré, mène grand train grâce à une manne particulièrement rentable : l’argent public français. Et, bon camarade, il n’hésite pas à en faire bénéficier ses proches, qui, tout comme le «grand Fred», ont une passion débordante pour les régimes totalitaires des années 30.

Jusqu’à sa propre femme,

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