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A Roubaix, l’après Delbar ouvre un chemin pour l’insoumis David Guiraud

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Déclaré inéligible fin novembre, Guillaume Delbar ne pourra concourir en mars pour un troisième mandat. La France insoumise vise cette ville de près de 100 000 habitants pour valider sa stratégie électorale.

David Guiraud, député LFI, à Paris le 14 décembre 2023. (Denis Allard/Libération)
ParStéphanie Maurice
correspondante à Lille
Publié le 11/12/2025 à 7h08

A Roubaix, en politique, rien n’est jamais simple. Ce jeudi 11 décembre, le conseil municipal s’est réuni pour élire son nouveau maire, à trois mois des élections. Guillaume Delbar (divers droite) a dû se résigner à lâcher son poste, après avoir épuisé tous les recours : il a été déclaré inéligible par la Cour de cassation le 26 novembre, l’épilogue d’une affaire qui a pourri son deuxième mandat. Deux micropartis servaient à frauder le fisc, à travers les déductions d’impôts sur les dons effectués. Exemple : pour 1 000 euros de don à ces organisations, le fisc remboursait 660 euros. En plus, le microparti rendait sous le manteau 850 euros au donateur, et ne gardait que 150 euros pour lui, bien moins que ce qui était déclaré aux impôts. Le système a valu au maire, qui en a bénéficié, une condamnation à six mois de prison avec sursis, 3 000 euros d’amende et une peine d’inéligibilité de deux ans en 2021, pour escroquerie en bande organisée et abus de confiance, confirmée en appel, et devenue définitive avec la décision de la Cour de cassation.

«Nos péripéties politiques n’intéressent que nous et les 53 élus du conseil municipal», veut se rassurer Frédéric Minard, devenu maire intérimaire depuis la démission de Delbar et jusqu’à l’élection ce jeudi d’Alexandre Garcin, troisième adjoint chargé de la transition écologique et à l’origine de la politique zéro déchets de la ville. «Nous avons peu de retours négatifs. Les Roubaisiens considèrent que c’est une vieille histoir

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