«Normalement, il n’y aura pas de grosses attaques.» Il est 19 heures, samedi 8 novembre, et au pied de la cathédrale Saint-Gatien, à Tours (Indre-et-Loire), une trentaine de types en gilet jaune en écoute un autre, gapette sur la tête. Auprès de ces hommes chargés du «service d’ordre», il se veut confiant envers la «zone tampon» mise en place par la préfecture et constituée d’une centaine de policiers qui séparent le lieu en deux. D’un côté, cette marche aux flambeaux réunissant 250 militants d’extrême droite radicale de tout le Grand Ouest. Deux jeunes d’une vingtaine d’années regardent ce rassemblement de looks BCBG ou casual. «C’est des racistes ?» demande l’une, voile sur les cheveux. Son amie se marre : «T’es pas trop la bienvenue !» Et de l’autre, 500 militants antifascistes.
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Jusqu’en 2013, cet hommage au saint patron de la ville, Martin de Tours, était organisé par les identitaires de Vox Populi, avant d’être relancé, dix ans plus tard, par le groupuscule nationaliste-révolutionnaire Des tours et des lys. Fondé en 2018, il joue la carte, désormais courante à l’extrême droite, de «l’enracinement». Car tout local qu’il semble être, ce type d’action se décline ailleurs : le 18 octobre, une «




