Chez Les Républicains, Xavier Bertrand veut sonner le glas de l’ambiguïté autour de l’union de la droite et de l’extrême droite. Dans une lettre datée du mardi 3 février à destination d’Othman Nasrou, secrétaire général du parti, et publiée sur X le lendemain, le président de la région Hauts-de-France qualifie de «prématurée» l’organisation d’un «groupe de travail sur les modalités de désignation […] du candidat à l’élection présidentielle de 2027», devant lequel il devait être auditionné.
Il explique d’abord vouloir «clarifi[er] la ligne idéologique et stratégique du parti», citant la défaite électorale «cuisante et historique» du parti face au candidat ciottiste Antoine Valentin, lors de l’élection législative partielle de la 3e circonscription de Haute-Savoie dimanche. Un territoire qui «avait toujours élu, depuis le début de la Ve République, un député issu de notre courant de pensée».
Xavier Bertrand demande également des «mesures disciplinaires» à l’encontre de Christophe Gomart. L’eurodéputé LR a, en effet, annoncé son soutien à Eric Ciotti, patron du groupe Union des droites pour la République à l’Assemblée et allié au Rassemblement national pour les élections municipales de Nice. «Les Républicains donnent l’image d’une boussole, qui, à force d’imiter le nord magnétique de l’extrême droite, a perdu son cap», regrette-t-il, pointant le risque de se fracasser contre un «iceberg électoral en 2027». Et d’ajouter : «Le naufrage de notre famille politique deviendra inexorable si nous renonçons à être nous-même. Il n’est plus que temps de réagir.»
En 2024, deux ans jour pour jour avant l’envoi de cette lettre, l’élu du nord de la France affirmait auprès du quotidien Ouest-France ne pas «change[r] d’ambition» et «avoir l’intention» d’être candidat en 2027. Sur RTL le 6 janvier, il a confirmé continuer à se «prépare[r]», sans pour autant officialiser sa candidature au scrutin présidentiel.




