Alors que les agriculteurs se mobilisent contre la politique d’abattage des troupeaux affectés par la dermatose nodulaire bovine, une autre crise se profile pour l’exécutif. Le 18 décembre, le Conseil européen est censé statuer sur le Mercosur, traité de libre-échange avec les pays d’Amérique du Sud, contesté par les syndicats et les partis d’opposition. Deux jours plus tard, Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission, a prévu de s’envoler au Brésil pour signer l’accord avec le président brésilien Lula. Un timing critiqué par la France qui tente encore d’arracher d’ultimes concessions. Dimanche 14 décembre, Matignon a ainsi demandé à ce que « les échéances de décembre soient repoussées ». Car pour l’exécutif, le compte n’y est toujours pas. Bruxelles a adressé une sèche fin de non-recevoir à Paris ce lundi.
Malgré l’opposition des agriculteurs et la réticence d’Emmanuel Macron, l’Union européenne a adopté début septembre une propos




