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Agriculture : le Mercosur, l’autre crise en ligne de mire

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Alors que la colère du monde agricole gagne du terrain, l’accord de libre-échange entre les pays d’Amérique du Sud et l’UE, dénoncé par les syndicats et l’essentiel de la classe politique, doit passer de nouvelles étapes la semaine prochaine. La France a demandé dimanche 14 décembre le report des échéances, mais Bruxelles s’y oppose.

Farmers, mostly from the Coordination Rurale union ,block the A63 motorway from south to north, near Bordeaux. In Cestas, December 15, 2025.//AMEZUGO_001295/Credit:UGO AMEZ/SIPA/2512151402 (Ugo Amez/SIPA)
Publié le 15/12/2025 à 6h31

Alors que les agriculteurs se mobilisent contre la politique d’abattage des troupeaux affectés par la dermatose nodulaire bovine, une autre crise se profile pour l’exécutif. Le 18 décembre, le Conseil européen est censé statuer sur le Mercosur, traité de libre-échange avec les pays d’Amérique du Sud, contesté par les syndicats et les partis d’opposition. Deux jours plus tard, Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission, a prévu de s’envoler au Brésil pour signer l’accord avec le président brésilien Lula. Un timing critiqué par la France qui tente encore d’arracher d’ultimes concessions. Dimanche 14 décembre, Matignon a ainsi demandé à ce que « les échéances de décembre soient repoussées ». Car pour l’exécutif, le compte n’y est toujours pas. Bruxelles a adressé une sèche fin de non-recevoir à Paris ce lundi.

Malgré l’opposition des agriculteurs et la réticence d’Emmanuel Macron, l’Union européenne a adopté début septembre une propos

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