«T’es de gauche, toi ?» Alors qu’ils déambulaient dans le centre-ville d’Angers, dans la nuit du 17 au 18 janvier, quatre étudiants sont agressés par des individus «alcoolisés», raconte le Courrier de l’Ouest. Une bande forte de six à huit personnes, selon le récit des victimes, les aurait dans un premier temps intimidés en raison de leurs opinions politiques avant de les frapper. Plusieurs des étudiants sont passés à tabac avant que leurs agresseurs ne s’enfuient. Cinq d’entre eux ont pu être identifiés et interpellés mercredi 19 février. Ils seront jugés le 21 mai.
Ce vendredi soir, il était aux alentours de 3 heures du matin et les étudiants rentraient chez eux lorsqu’ils sont abordés par un premier individu, qui les interroge sur leurs convictions politiques. Lorsqu’ils disent être de gauche, celui-ci et ses comparses font pleuvoir les premiers coups. Des gifles, bientôt suivies de cet ordre intimé sous la menace : «On nous a demandé de faire le salut nazi sous peine de nous buter, raconte une des victimes, une jeune femme, citée par le quotidien régional. On a tous refusé.» Une version confirmée par un communiqué diffusé ce jeudi 20 février par le procureur de la République d’Angers, Eric Bouillard.
Info Libé
La suite est une avalanche de coups. «On a essayé